Donnerstag aus Licht

Opéra


Donnerstag aus Licht est le premier des sept opéras de Karlheinz Stockhausen réunis sous le titre Licht

K. Stockhausen l’écrit de 1978 à 1980 en s’inspirant de sa propre vie : dans l’acte 1, on suit le jeune Michael, un ange incarné sur terre par un jeune garçon aux talents musicaux prodigieux, dans ses relations tourmentées avec ses parents, sa rencontre avec l’Autre féminin, et son passage d’un Examen redoutable. Dans l’acte II, on le suit à travers un tour du monde. L’acte III le voit revenir sur sa planète, Sirius. La couleur de Donnerstag est le bleu.

L’œuvre fut créée le 3 avril 1981 au Teatro alla Scala de Milan.

Notre version de Donnerstag aus Licht nous fait remonter jusqu’à 2009, à l’époque où, encore étudiants au conservatoire, les membres du Balcon ont commencé à s’intéresser à cette œuvre monumentale, à travers quelques scènes sélectionnées, dont Examen. Il y a ensuite eu de longues années d’apprentissage de cette musique exigeante, qui nécessite une vraie maturation dans l’esprit et le corps de tous les interprètes.

Le Balcon, avec le Jeune Chœur de Paris, le CRR de Paris et l’Orchestre Impromptu, a donné la création française en novembre 2018 à l’Opéra Comique de Paris. Cette version fut reprise les 21 et 22 mai 2019 au Royal Festival Hall de Londres.

LICHT commence en 1978 et son écriture se termine en 2002. Et pourtant ; le XXIe siècle de notre musique, celle de la musique écrite, c’est celle de Karlheinz Stockhausen.
Stockhausen est le visionnaire de notre rapport à l’espace-temps. Dans LICHT, il emmène chacun des paramètres artistiques à un niveau qu’on peine encore à comprendre aujourd’hui. LICHT est, de fait, l’aboutissement d’un chemin démarré au début des années 1950. Toutes les trouvailles qu’il a pu faire jusqu’à cette époque vont nourrir la base de son langage dans LICH en général, et Donnerstag aus Licht en particulier.

Chaque œuvre de LICHT révèle quelque chose d’un paramètre musical poussé à un niveau extrême. Stockhausen révèle un théâtre instrumental, celui dans lequel l’instrumentiste incarne le personnage, et prolonge ainsi le geste enclenché par Berlioz et Strauss. Et avec la superformule, Stockhausen révèle un système musical nouveau d’une richesse et d’une expressivité immense.
Il est fascinant de penser qu’on commence tout juste à développer les moyens tech- niques de réaliser ce que Stockhausen imaginait pour LICHT. Dans Donnerstag aus Licht, le premier opéra du cycle, il y a ce qu’on appelle les chœurs invisibles, des voix préenregistrées qui diffusent un murmure presque inaudible dans la salle, au plus près des spectateurs. Stockhausen imagine un monde où les anges sont présents, tout près de nous, comme une substance qu’on ne peut voir, mais qu’on sent. Et au troisième acte, lorsqu’on a basculé dans l’au-delà, on entend distinctement les anges chanter. Il crée ce passage de l’insensible au sensible dans sa partition, musicalement, avec son langage et un dispositif technique précis.

Stockhausen avait la conviction que la musique avait le pouvoir de transformer les gens. Il disait d’ailleurs que « celui qui absorbe la musique devient de la musique ». Nous en sommes encore seulement au premier opéra du cyle, mais Licht a déjà opéré une métamorphose en nous. L’écriture fut achevée en 2003, mais je suis convaincu que Licht est une musique du futur, la véritable première grande œuvre de ce siècle. Elle s’adresse donc particulièrement aux jeunes générations.

Maxime Pascal, directeur musical.

Donnerstag – jeudi – est le premier des sept opéras de Karlheinz Stockhausen réunis sous le titre Licht.

En donnant à son cycle, composé sur vingt-deux ans, le nom de Lumière, et en attribuant à chaque opéra le nom d’un jour de la semaine, Karlheinz Stockhausen a donné à cette oeuvre gigantesque la dimension d’une nouvelle création du monde. Derrière une telle entreprise, on entend un écho de l’oeuvre d’art totale romantique, mais il faut remonter plus loin, jusqu’aux ballets et aux opéras du Grand Siècle, pour retrouver ce désir de créer un univers symbolique qui raconte la vie et les actions d’un homme en les reliant aux grands mythes de l’Humanité.

En essayant de se rapprocher, le temps d’un opéra, de l’enfant qu’il a été, Stockhausen fait voir et entendre une volonté à l’œuvre : celle de transformer les événements arbitraires et fragmentés de la vie, de se confronter à ses démons personnels et aux violences de l’Histoire, pour, malgré tout, en faire naître un sens. Donnerstag est une tentative de repousser, par le pouvoir de la musique, les limites de la vie humaine : « Il faut que ça se présente à l’auditeur comme une chose inouïe, comme une chose inexplicable, comme la vie, que je ne peux expliquer. » K.S.

Benjamin Lazar, metteur en scène

Les 15, 17 et 19 novembre 2018, Le Balcon l’interprète intégralement sur la scène de l’Opéra-Comique. Acte II (Le Voyage de Michael autour de la terre) à l’Auditorium de Bordeaux, le 11 janvier 2019. En mai 2019, Le Balcon reprend l’intégralité de l’opéra au Southbank Centre de Londres.

Le Balcon

Direction musicale, Maxime Pascal
Mise en scène, Benjamin Lazar
Décors et costumes, Adeline Caron
Lumières, Christophe Naillet, Sébastien Böhm
Vidéo, Yann Chapotel
Réalisateur en informatique musicale, Augustin Muller
Projection sonore, Florent Derex
Chef de chant, Alain Muller
Chef de chœur, Richard Wilberforce
Transmission de la danse, Emmanuelle Grach
Collaborateur artistique, Alphonse Cemin

effectif

Michael ténor, Damien Bigourdan (acte I), Safir Behloul (acte II)
Michael trompette, Henri Deléger
Michael danseur, Emmanuelle Grach
Eva soprano, Léa Trommenschlager (acte I), Elise Chauvin (acte II)
Eva cor de basset, Iris Zerdoud
Eva danseuse, Suzanne Meyer
Luzifer basse, Damien Pass
Luzifer trombone, Mathieu Adam
Luzifer danseur, Jamil Attar
Pianiste accompagnateur de Michael, Alphonse Cemin
Paire d’Hirondelles-clowns, clarinettes, Alice Caubit, Ghislain Roffat
Deux anges, saxophones, Darius Moglia, Eléonore Brundell
Une vieille dame, Bernadette Le Saché
Messager, Antoine Amariutei (étudiant au DSJC)
Michael enfant, Ilion Thierrée

Orchestre, Le Balcon

Chœur, jeune chœur de Paris
Orchestre acte III, Orchestre à cordes du Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris
Orchestre du « Michels-Ruf », Orchestre Impromptu
 
Nouvelle production, Opéra Comique, Le Balcon
Coproduction, Opéra National de Bordeaux
Reprises, Southbank Centre, Londres

Editeur, Stockhausen Verlag


DR Meng Phu.

Acte I – répétitions
Léa Trommenschlager (soprano), Damien Bigourdan (ténor)
Acte I – répétition
Léa Trommenschlager (soprano), Suzanne Meyer (danse)
Acte I : Kindheit – répétition
Suzanne Meyer
Acte I : Kindheit – répétition
Damien Bigourdan (ténor)
Acte II – Répétition
Simon Guidicelli (contrebasse).
Acte II – Répétition
Henri Deléger (trompette), Simon Guidicelli (contrebasse).
Maxime Pascal (direction), Mathieu Adam (trombone).
Préparation de l’acte III.
Mise en place de l’acte III (Festival).
Acte III : Festival – répétition
Orchestre à cordes du CRR de Paris, encadré par Elsa Séger, altiste du Balcon.
Acte I : Kindheit
Michael ténor (Damien Bigourdan), le PÈRE (Damien Pass)
Acte I : Kindheit
La MÈRE (Léa Trommenschlager)
Acte I : Kindheit
Michael ténor (Damien Bigourdan)
Acte I : Kindheit
La MÈRE (Léa Trommenschlager), le médecin (Simon Guidicelli)
Acte I : Kindheit
Le PÈRE (Damien Pass)
Acte I : Mondeva
PÈRE (Damien Pass, Mathieu Adam, Jamil Attar).
Acte I : Mondeva
Mondeva (Iris Zerdoud), le PÈRE (Damien Pass, Mathieu Adam, Jamil Attar).
Acte I : Mondeva
Mondeva (Iris Zerdoud), le PÈRE (Damien Pass, Mathieu Adam, Jamil Attar).
Acte I : Mondeva
Michael ténor (Damien Bigourdan), Mondeva (Iris Zerdoud), le PÈRE (Damien Pass)
Acte I : Mondeva
Mondeva (Iris Zerdoud), Michael ténor (Damien Bigourdan)
Acte I : Mondeva
Mondeva (Iris Zerdoud), Michael ténor (Damien Bigourdan)
Acte I : Examen
Alphonse Cemin (piano), Léa Trommenschlager, Jamil Attar, Damien Pass (le jury), Michael ténor (Damien Bigourdan).
Acte I : Examen
Michael ténor (Damien Bigourdan)
Acte I : Examen
Michael ténor (Damien Bigourdan)
Acte I : Examen
Michael trompettiste (Henri Deléger)
Acte I : Examen
Michael danseur (Emmanuelle Grach)
Acte I : Examen
Michael danseur (Emmanuelle Grach)
Acte I : Examen
Michael danseur (Emmanuelle Grach)
Acte II : Michaels Reise
Michael (Henri Deléger)
Acte II : Michaels Reise
Michael (Henri Deléger)
Acte II : Michaels Reise
Maxime Pascal (direction), Ghislain Roffat et Alice Caubit (clarinettes)
Acte II : Michaels Reise
Henri Deléger (trompette), Maxime Morel (tuba)
Acte II : Michaels Reise
Henri Deléger (trompette), Maxime Morel (tuba)
Acte II : Michaels Reise
Michael (Henri Deléger) et Eva (Iris Zerdoud)
Acte II : Michaels Reise
Alice Caubit, Ghislain Roffat (anges clarinettistes)
Acte II : Michaels Reise
Mathieu Adam (trombone), Alice Caubit (clarinette), Ghislain Roffat (clarinette), Maxime Morel (tuba)
Acte II : Michaels Reise
Eva (Iris Zerdoud), Michael (Henri Deléger)
Acte II : Michaels Reise
Benoit Coutris (trombone), Alice Caubit (clarinette).
Acte II : Eva danseuse (Suzanne Meyer)
Acte II : Michaels Reise
Maxime Morel (tuba), Henri Deléger (trompette).
Acte III : Festival
Entrée du chœur céleste
Acte III : Festival
Acte III : Festival
Acte III : Festival
Acte III : Festival
Acte III : Festival
Acte III : Festival
Jamil Attar

Acte III : Vision
Emmanuelle Grach (danse), Safir Behloul (ténor), Henri Deléger (trompette).

Acte III – Vision Emmanuelle Grach (danse), Henri Deléger (trompette), Safir Behloul (ténor).
Acte III : Luzifer (Damien Pass)
Acte III : Vision
Henri Deléger (trompette), Safir Behloul (ténor).
Acte III : Vision
Mathieu Adam (trombone), Henri Deléger (trompette), Safir Behloul (ténor), Emmanuelle Grach (danse).

Dossier de présentation :


Revue de presse :
Note of intent (en) :


Livret en allemand :

Livret en français :