Samstag aus Licht

Opéra

Vendredi 28 juin – Salle des concerts – Cité de la Musique-Philharmonie de Paris.
Samedi 29 juin – Salle des concerts – Cité de la Musique-Philharmonie de Paris.

Samstag aus Licht – le samedi de lumière – est le deuxième opéra du cycle opératique LICHT, de Karlheinz Stockhausen.

Karlheinz Stockhausen est comme un explorateur. Il isole un aspect de son langage – l’électronique, la spatialisation du son, le théâtre musical – et il va l’amener à un point niveau inoui. Stockhausen est dans ce geste-là, de rendre la musique plus puissante pour les gens. Cela doit plonger l’auditeur au cœur de son univers. L’aspect cérémoniel des opéras de LICHT n’est pas un decorum mystique : c’est un dispositif destiné à placer l’auditeur dans une disposition d’écoute assez radicale, qui peut changer sa vie.

La Salle des concerts de la Cité de la Musique (Philharmonie de Paris) est idéale pour l’exécution des opéras du cycle LICHT car sa disposition est déjà, d’une certaine manière, cérémonielle. L’impression et la projection très frontale de Samstag aus Licht correspond particulièrement bien à l’acoustique de cette salle.

Cet opéra est tellement dense qu’on peut le séparer en plusieurs pièces et chacune est un chef d’œuvre. La danse de Luzifer possède l’une des parties de piano les plus vertigineuses de la littérature de cet instrument. Le chant de Kathinka (Kathinka’s Gesang, créé à l’IRCAM en 1982), est une des scènes les plus fameuses de l’œuvre de Stockhausen : écrite pour Kathinka Pasveer, c’est à la fois un exercice de virtuosité instrumentale, un OVNI musicologique et un moment de grande sensualité instrumentale.

Samstag aus Licht se termine non dans la salle de concert, mais dans une église située à proximité. La dernière scène est un adieu à Luzifer, une cérémonie par plusieurs dizaines de chanteurs habillés en moine franciscains, chantant les salutations des vertus de Saint François d’Assise sur des harmonies complexes et lumineuses. Emprisonné dans une cage pendant la durée de la cérémonie, un grand oiseau noir est libéré dans la nuit, sur le parvis de l’église.

Le Balcon – chœur et ensemble
Orchestre d’harmonie du Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris
Choeur de l’Armée française
Maxime Pascal, direction, conception du spectacle
Damien Pass, basse, (Lucifer)
Alphonse Cemin, piano, (Lucifer dream’s player)
Claire Luquiens , flûte, (The black cat Kathinka)
Henri Deléger, trompette, (Michael)
Mathieu Adam, trombone, (A diabolical windplayer)
Guy Didier, orgue
Emilie Fleury, chef de choeur
Damien Bigourdan, direction scénique, conception du spectacle
Nieto, création visuelle, Conception du spectacle
Florent Derex, projection sonore
Pascale Lavandier, costumes
Myrtille Debièvre , aménagements scéniques