Montag aus Licht · Biographies
Karlheinz Stockhausen (1928-2007)
Né le 22 août 1928 à Mödrath, non loin de Cologne, et mort le 5 décembre 2007 à Kürten, Karlheinz Stockhausen laisse une œuvre considérable, qui compte près de 370 numéros d’opus et dix-sept volumes d’écrits. Sa mère, Gertrud Stupp, issue d’une famille ancienne et aisée de fermiers, chantait et s’accompagnait volontiers au piano. Après la naissance en 1929 d’une fille (Katharina), et en 1930 d’un second fils (Hermann-Josef), qui mourra en 1933, une grave dépression conduit à son internement en décembre 1932. En 1941, elle sera déclarée morte de « leucémie », comme tous les autres patients de l’asile, victime de la politique d’euthanasie des malades mentaux, organisée par le Troisième Reich – l’Acte I de Donnerstag aus Licht représentera ses souffrances, jusqu’à l’injection létale. Stockhausen grandit à Altenberg, où il reçoit ses leçons de musique de l’organiste de la cathédrale, Franz-Josef Kloth. Son père, Simon Stockhausen, instituteur, chasseur et amateur de théâtre, avait appris le piano et le violon dans sa jeunesse. Membre du parti national-socialiste, il est chargé de la collecte des contributions. En 1938, il se remarie. Stockhausen, dont les relations avec sa belle-mère sont difficiles, devient pensionnaire au Collège pour la formation d’enseignants de Xanten, où il doit revêtir des uniformes marqués d’insignes nazis, et où il joue du piano, du hautbois et du violon. Enrôlé, brancardier à Bedburg, il retrouve en 1945, à Altenberg, son père en permission. Celui-ci avait été envoyé sur le front deux ans auparavant, et lui confie : « Je ne reviendrai pas. Occupe-toi de tout. » Il sera bientôt porté disparu, vraisemblablement en Hongrie. Après la guerre, dans une situation difficile, orphelin, Stockhausen exerce plusieurs métiers (fermier, gardien de nuit, mais aussi pianiste, membre d’un groupe vocal, répétiteur de chœur, musicien de jazz et d’opérettes…). Il étudie le piano, la théorie, la musicologie, la philologie et la philosophie au Conservatoire et à l’Université de Cologne, écrit un mémoire sur la Sonate pour deux pianos et percussion de Béla Bartók, et devient en 1950 l’élève en composition de Frank Martin. L’influence, alors dominante en Allemagne, de Paul Hindemith laisse bientôt place chez lui, à la suite de René Leibowitz et de Hermann Scherchen, à l’étude d’Arnold Schönberg et d’Anton Webern. Stockhausen participe dès 1951 aux Cours d’été de Darmstadt, où il enseignera de 1953 à 1974, et suit, en 1952-1953, au Conservatoire de Paris, les cours de Darius Milhaud, qu’il abandonne après quelques semaines, et surtout ceux d’Olivier Messiaen, que lui avait conseillé un ami, le compositeur belge Karel Goeyvaerts. Après avoir fréquenté, avec Pierre Boulez, le Club d’essai de Pierre Schaeffer, il participe à la fondation du Studio de musique électronique de Cologne en 1953 et suit les cours de phonétique de Werner Meyer-Eppler à l’Université de Bonn (1954-1956), tout en dirigeant, avec Herbert Eimert, l’influente revue Die Reihe (1954-1959). Dès lors, il déploie une intense activité théorique et compositionnelle : sérialisme, musique ponctuelle, musique électronique, musique statistique, aléa, conquête de l’espace, composition par groupe, théâtre musical, processus, Momentform, formules, intégration d’objets trouvés, télémusique, musique intuitive, musique cosmique… Professeur aux Cours de Cologne pour la nouvelle musique (1963-1968), à l’Université de Pennsylvanie (1965), à l’Université de Californie (1966-1967) et à la Musikhochschule de Cologne (1971-1977, où il a pour élèves York Höller, Wolfgang Rihm, Caspar Johannes Walter et Clarence Barlow), Stockhausen enseigne régulièrement en Europe, en Amérique du Nord et en Asie, jusqu’à la création, en 1998, des Cours Stockhausen, à Kürten, où il réside. Auparavant, du 14 mars au 14 septembre 1970, lors de l’Exposition universelle d’Osaka, une vingtaine de solistes interprètent quotidiennement ses œuvres pendant plus de cinq heures, touchant près d’un million de visiteurs. De 1977 à 2002, Stockhausen compose un cycle de sept opéras, Licht (Lumière), suivi, de 2004 à sa mort, d’un second cycle, inachevé, Klang (Son). Docteur honoris causa de l’Université libre de Berlin (1996) et de l’Université Queen’s de Belfast (2004), membre de douze académies des arts et des sciences, Stockhausen fut lauréat de nombreux prix et distinctions internationales. Ses premières œuvres, jusqu’à Fresco (1969), pour quatre groupes d’orchestre, sont éditées par Universal Edition ; les suivantes, par le Stockhausen Verlag (Kettenberg 15, D-51515 Kürten), une maison d’édition qu’il crée en 1975, et qui publie ses partitions, mais aussi les derniers volumes de ses écrits (vol. 7 à 17), des fac-similés d’esquisses (notamment du Gesang der Jünglinge), des vidéos, ainsi qu’une édition complète des enregistrements de ses œuvres. Enfin, en 1994, est fondée la Stockhausen-Stiftung für Musik (Fondation Stockhausen pour la musique), association à but non lucratif, dont le propos est « l’essor de la musicologie et le développement de la culture musicale, sur la base de l’œuvre de Karlheinz Stockhausen ».
Michiko Takahashi
Michiko Takahashi est une chanteuse, diplômée de l’Université des Arts de Tokyo. Depuis 2009, elle développe sa carrière en France tout en restant profondément attachée au Japon, et s’enrichit de ses voyages et de ses expériences pour faire découvrir et partager sa passion de la musique. Reconnue pour ses interprétations d’oratorios et de musiques sacrées, elle collabore avec des ensembles de musique ancienne de renom tels que Stradivaria et Le Parlement de Musique. Parallèlement, elle est très active dans le domaine de la création contemporaine. Sollicitée régulièrement par Le Balcon, elle y interprète notamment Sonntag aus Licht de Stockhausen à la Philharmonie de Paris, et participe à des productions ambitieuses telles que Fils de l’Homme – Revelo III, une œuvre de Marco Suarez-Cifuentes mise en scène par Nieto. Elle rejoint également Les Cris de Paris dans plusieurs projets comme Héptameron, Dafné, Passions ou encore L’ailleurs de l’autre. La saison 2025–2026 marquera sa troisième participation à l’opéra-fleuve Licht de Stockhausen sous la direction de Maxime Pascal, avec une apparition dans Montag prévue en novembre à la Philharmonie de Paris. En janvier, elle sera à l’affiche du Théâtre des Bouffes du Nord dans Une Messe, une création signée Lorraine de Sagazan. Son engagement artistique s’étend aux collaborations avec des compositeurs tels qu’Aurélien Dumont, Jérôme Combier ou Marco Suarez-Cifuentes, et à des projets pluridisciplinaires innovants aux côtés de metteurs en scène comme Benjamin Lazar, Aliénor Dauchez, Nieto et Aurélien Bory. Dans ce contexte, elle est invitée en 2024 par la Fondation Franco-Japonaise Sasakawa à présenter un concert exceptionnel intitulé La lune s’éteindra-t-elle ? Depuis 2018, elle forme avec la luthiste japonaise Akiko Sato le duo TamaHibi, qui donne des concerts dans tout le Japon, explorant avec sensibilité les répertoires du baroque jusqu’à la musique d’aujourd’hui. Pour Michiko Takahashi, chaque aventure musicale est avant tout une rencontre, un partage et une aventure humaine.
Marie Picaut
Marie Picaut commence le chant à la Maîtrise de Bretagne, à Rennes. Titulaire d’une Maîtrise de Musicologie, d’un DEM de chant et de direction de chœur, elle perfectionne l’art lyrique au Conservatoire de Trieste en 2007, puis se spécialise dans les classes de Julie Hassler pour la musique ancienne, et Françoise Tillard, pour l’art de la Mélodie et du Lied. Marie Picaut s’épanouit aujourd’hui dans de nombreux ensembles vocaux professionnels (Les Cris de Paris, Accentus, Le Poème Harmonique, Les Métaboles…). Elle travaille régulièrement avec Le Balcon, spécialisé dans le répertoire contemporain et les créations, notamment dans le cycle Licht de Stockhausen. En 2025, elle crée Pentagona de Ricardo Nillni, pour une voix et quatre instruments. Stimulée à l’idée d’allier sa voix à la danse et au théâtre, on peut la voir et l’entendre dans Tumulus (2022) ou In absentia (2024), spectacles chorégraphiques de Geoffroy Jourdain et François Chaignaud, ou encore dans Petites Joueuses avec ce dernier (Louvre 2024). Elle chante également dans Heptameron, récits de la chambre obscure, mis en scène par Benjamin Lazar, dans lequel des madrigaux se marient aux histoires de Marguerite de Navarre (Les Cris de Paris – 2019). En 2018, elle était Maître Lapin dans La légende du roi Dragon d’Arthur Lavandier (création Opéra de Lille, coproduction Opéra de Bordeaux) ou encore doublure du rôle de Gerda dans La Reine des neiges de Hans Abrahamsen (Opéra national du Rhin 2021). Sa curiosité l’amène aussi à explorer et repousser les frontières de l’art vocal lyrique, notamment au sein du spectacle L’ailleurs de l’autre qui joue sur les vocalités multiples à travers le monde (production Les Cris de Paris). Marie Picaut s’engage chaque année dans de nombreux projets artistiques à portée éducative pour lesquels elle a à cœur de transmettre l’essence de son métier et anime des ateliers autour de la voix féminine, auprès de jeunes compositeurs (Atelier Voix et Composition des Cris de Paris).
Clara Barbier Serrano
La soprano Clara Barbier Serrano, “Jeune Talent” de l’Académie Jaroussky 2022-23, achève un Diplôme d’Artiste en musique et création contemporaine au Conservatoire National Supérieur de Paris en 2024. Elle est diplômée de l’Opéra Studio du Royal College of Music à Londres en 2022 et d’un Bachelor de la Hochschule für Musik de Leipzig en 2020. Ses rôles d’opéra incluent le 1. Knabe et Taumännchen à l’Opéra de Leipzig, Papagena au Verbier Festival Academy, Rodelinda, Königin der Nacht, Controller (Flight de J. Dove) au Royal College of Music, Queen of the Night avec Oxford Opera Company, Anne Page avec British Youth Opera, Olympia avec l’Avant-scène Opéra à Neuchâtel, Autonoe (doublure) à l’Opéra de Montpellier, et La Petite Sirène dans l’opéra éponyme de Regis Campo pour une coproduction des opéras de Nice, Toulon, Marseille, Avignon et l’Arcal. Elle intègre en 2024 la 6e génération d’artistes de la troupe Opera Fuoco. Sa passion pour le Lied et la mélodie la mène à se produire en récital à la Schumannhaus à Leipzig, LIFE Victoria Barcelona, Oxford Lieder Festival, Britten Pears Festival, Aurora Festival, Bloomsbury Festival, London Song Festival. Ayant été boursière de la Andrea Bocelli Foundation, elle partage depuis 2020 plusieurs fois la scène avec Andrea Bocelli en Italie et à l’international. Née à Montpellier, Clara joue du violon, chante en maîtrise et s’intéresse aux langues et à la formation musicale avant de se spécialiser dans le chant. Elle est lauréate du Concours de Béziers (2019), du Concours de Gordes (2022), de l’International Lied Duo Competition à Groningen (2019), du Lies Askonas Competition (2022) et d’ASAO Nuevas Voces à Séville (2024). En duo avec la pianiste Joanna Kacperek, elle est Oxford Lieder Young Artist, gagne le prix LiedInnovation (2023), le Jean Meikle Prize for a Duo au Wigmore Hall Song Competition (2024) et le second prix du Hugo Wolf International Song Competition (2024). Les projets interdisciplinaires et de musique contemporaine forment une partie importante de son activité : elle collabore avec de multiples compositeurs et compositrices pour des créations, entre autres Rhona Clarke, Lise Borel, Alexandros Markeas, Martin Matalon.
Florent Baffi
Après avoir étudié le violoncelle, Florent Baffi commence des études de chant au conservatoire de Tours. En 2004, il intègre la Maîtrise du Centre de Musique Baroque de Versailles puis, en 2007, le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris dont il sort diplômé en 2012. Une formation complète, qui le familiarise avec des répertoires très variés, du baroque au contemporain en passant par l’opéra et l’opérette, et le mène rapidement à des collaborations variées : Le Concert d’Astrée, Sagittarius, Les Meslanges, Aedes, Harmonia Sacra, Le Poème Harmonique, Les Cris de Paris… Particulièrement attaché à la création contemporaine, Florent Baffi a travaillé notamment avec l’ensemble Musicatreize, l’ensemble Sequenza 9-3 ou encore T&M. Il entretient une relation particulière avec Le Balcon, ensemble dirigé par Maxime Pascal. Avec ce dernier, il est l’Évêque dans Le Balcon de Peter Eötvös au Théâtre de l’Athénée (2014). Il joue ensuite dans La Métamorphose de Michael Levinas (2015), Avenida de Los Incas 3518 de Fernando Fiszbein (2015), Jakob Lenz de Wolfgang Rihm (2019), Like Flesh de Sivan Eldar à l’Opéra de Lille (2021) et récemment l’Ange de la Joie dans Sonntag aus Licht de Karlheinz Stockhausen (2023) à la Philharmonie de Paris. Son appétence pour la scène et le théâtre musical le voit être sollicité pour des projets ambitieux : il est le Docteur Grenvil dans Traviata, vous méritez un avenir meilleur de Benjamin Lazar avec Judith Chemla, succès créé en 2016 au Théâtre des Bouffes du Nord et dont l’exploitation court jusqu’en 2026. Il participe au Règne de Tarquin de Jeanne Candel créé au Nouveau Théâtre de Montreuil sur une musique de Florent Hubert. Il participe à Bruegel de Lisaboa Houbrechts créé au Toneelhuis d’Anvers, en tournée en France, en Belgique et aux Pays-Bas. Il aborde le rôle de Gino dans la pièce Nuit de Philippe Minyana, sous la direction de l’auteur et mis en musique par Nicolas Ducloux à la Manufacture des Œillets, puis en tournée en France. En 2024-25 il retrouve Die sieben Todsünden dans la mise en scène de Jacques Osinski à l’Opéra de Rennes et sous la direction musicale de Benjamin Lévy, et dans sa version anglaise avec l’Orchestre National de Lille sous la direction de Joshua Weilerstein. Il a auparavant créé le rôle de Malo dans La Falaise des lendemains, création de Jean-Marie Machado à l’Opéra de Rennes dans une mise en scène de Jean Lacornerie, spectacle donné également à Nantes-Angers Opéra, à l’Atelier Lyrique de Tourcoing ou encore au MAC Créteil. Il participe à la création du spectacle Cynthia et Orpheus dans l’Operabus, en tournée dans le Nord. En juin, il interprète Le Fauteuil et l’Arbre sous la direction d’Alphonse Cemin à l’Académie Ravel. Ses prochains engagements comprennent, entre autres, le rôle de Lucipolype dans Montag aus Licht de Karlheinz Stockhausen à la Philharmonie de Paris avec Le Balcon, la reprise de Traviata, vous méritez un avenir meilleur au TNP de Villeurbanne, la tournée du spectacle Cynthia et Orpheus et sa participation à Requiem pour les vivants de Delphine Hecquet au Théâtre de la Tempête.
Elio Massignat
Après un passage au conservatoire du 19e arrondissement et deux ans de formation de chant lyrique au CRR d’Aubervilliers, Elio Massignat finit de se former au Studio JLMB d’où il sort en juin 2021. Grand amateur de rugby et très attaché à la ville où il a grandi, il est toujours joueur du Rugby Club Montreuillois. Cet attachement local et associatif lui donne envie de travailler plus souvent hors-les-murs au sein d’associations comme Les Concerts de Poche ou via des spectacles jeune public en établissements scolaires. Actuellement, il travaille sous la direction de Jan Czul pour Les Races ou encore de Pierre Pfauwadel qui le met en scène dans une version musicale avec orchestre de Peer Gynt.
Josué Miranda
Né à Mendoza en Argentine, Josué Miranda étudie le chant lyrique et la direction de chœur à l’Université Nationale de Cuyo, avant d’obtenir un diplôme de chant lyrique à l’Université du Congrès. Il complète sa formation lyrique à l’Institut supérieur des arts du Teatro Colón. Il y joue les rôles d’Artemidoro (La grotta di Trofonio de Salieri), Don Carlos (Les Indes Galantes de Rameau), Cornelia (Il trionfo dell’onore de Scarlatti), Scaramuccio (Ariadne auf Naxos de Strauss), LampLighter (The Little Prince de Portman) et chante la Selva Morale e Spirituale de Monteverdi. Il a également chanté avec les compagnies Juventus Lyrica et Buenos Aires Lirica les rôles de Valletto (L’incoronazione di Poppea de Monteverdi), Gaston (La Traviata de Verdi), Yamadori (Madame Butterfly de Puccini) et Pang (Turandot de Puccini). Il a intégré la Fondation de Musique de Chambre argentine, le Chœur national polyphonique d’Argentine, le World Youth Choir et le chœur de l’Opéra de Limoges. Il s’est produit avec l’Orchestre baroque d’Argentine et l’Orchestre baroque Nuevo Mundo, au Chili.
Safir Behloul
Safir Behloul obtient en 2004 une licence de musique à l’Université Pierre-Mendès-France de Grenoble et, en parallèle, un diplôme d’harmonie et de guitare jazz à Chambéry. Après avoir évolué entre ensembles vocaux et formations instrumentales, il se forme au Conservatoire de Grenoble, puis au Conservatoire de Paris, et est associé à l’Académie de l’Opéra-Comique jusqu’en 2015. De 2017 à 2019, il joue Alfredo dans Traviata, vous méritez un avenir meilleur, créé au Théâtre des Bouffes du Nord et repris en tournée internationale. On a pu l’entendre récemment à la Philharmonie de Paris dans Die Maßnahme de Hanns Eisler, avec Sequenza 9.3, dans Dafné de Wolfgang Mitterer avec Les Cris de Paris, et dans Sonntag aus Licht de Stockhausen, avec Le Balcon.
Ryan Veillet
Originaire des États-Unis, Ryan Veillet se forme au chant lyrique sous l’impulsion de la soprano Gwendolyn Lytle après de nombreuses expériences au sein des orchestres du Tacoma Youth Symphony comme premier hautbois solo. Parallèlement à ses études de chant, Ryan étudie la direction de chœur à l’Université de Wisconsin-Madison. En 2011, il se produit pour la première fois en France, aux Folles Journées de Nantes avec l’ensemble Pygmalion (direction Raphaël Pichon). Il intègre rapidement les meilleurs ensembles vocaux français : Les Cris de Paris (Geoffroy Jourdain, direction), Les Éléments (Joël Suhubiette, direction), Jacques Moderne (Joël Suhubiette, direction) et Accentus (Laurence Equilbey, direction). Il s’ouvre ensuite à la musique contemporaine avec de jeunes ensembles comme Les Métaboles (Léo Warynski, direction) et le Macadam Ensemble (Étienne Ferchaud, direction). En 2019, il réunit hautbois, théâtre et chant dans le spectacle Heptaméron : récits de la chambre obscure avec Geoffroy Jourdain et Benjamin Lazar. En 2020, il intègre le Quatuor A’dam qui aborde un répertoire éclectique reflétant son parcours musical : musique pop, Renaissance, romantique, d’origine européenne et américaine. En 2022, il crée Tumulus dans l’équipe réunie par Geoffroy Jourdain et François Chaignaud, où il pratique le chant et la danse contemporaine.
Iris Zerdoud
Iris Zerdoud entre en 2007 au Conservatoire national supérieur de Paris dans la classe de Pascal Moraguès et Jean-François Verdier, et y obtient son master en 2012. Lors de ses études, elle passe également quelques mois en échange Erasmus au Royal College of Music de Londres. C’est au conservatoire qu’elle rejoint Le Balcon, dès son concert inaugural en 2008. Elle participe à la majorité des concerts de l’ensemble depuis lors. À partir de 2018, Iris Zerdoud intervient en tant que soliste dans le cycle d’opéras Licht de Karlheinz Stockhausen lors de représentations à la Philharmonie de Paris, à l’Opéra-Comique (Paris), au Southbank Centre de Londres et à l’Opéra de Lille. Elle y incarne le rôle d’Ève, l’un des trois personnages principaux, et joue pour ces opéras un cor de basset Buffet Crampon prêté par La Fugue – Europera. Iris Zerdoud se produit également en musique de chambre autour d’œuvres majeures du répertoire comme notamment le Pierrot Lunaire d’Arnold Schönberg au Festival de Salzbourg ou le Quatuor pour la fin du temps d’Olivier Messiaen lors d’une tournée en Colombie. Depuis 2013, elle se forme aux métiers de la production de spectacles sous le mentorat de Patrick Marijon. Iris Zerdoud est actuellement directrice de production de Le Balcon en parallèle de sa carrière de clarinettiste.
Joséphine Besançon
La clarinettiste Joséphine Besançon aborde la musique à travers une grande variété de répertoires. Après ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris en clarinette et clarinette basse, elle s’engage dans plusieurs formations de musique de chambre. Elle est membre de l’Ensemble Maja (troupe d’instrumentistes et chanteurs) et de l’Ensemble Ecoute (spécialisé dans la création contemporaine), et pendant plusieurs années du Saxback Ensemble (sextuor à vents). Elle collabore régulièrement avec différents orchestres symphoniques (Orchestre Philharmonique de Radio France, Orchestre National de Lyon, La Symphonie de Poche…) et ensembles de musique contemporaine (Le Balcon, Ensemble Miroirs Étendus, Le Lemanic Modern Ensemble…). Elle participe également à divers projets mêlant la musique et la scène (opéras, marionnettes, théâtre). En 2022, elle crée à Lyon la Compagnie des Fantasques, orientée vers le théâtre musical. Elle poursuit actuellement une formation de jazz à l’ENM de Villeurbanne et en juin 2024, elle fonde le quartet FELSENMEER, sélectionné cette année parmi les finalistes du dispositif Jazz Migration.
Alice Caubit
Alice Caubit suit une formation de clarinettiste au Conservatoire national supérieur de Paris, où elle obtient sa licence en 2010 dans la classe de Michel Arrignon et son master en 2012 dans la classe de Pascal Moraguès. Après ses études, elle entre à l’Orchestre de la Garde républicaine. Elle fait des remplacements au sein d’orchestres parisiens (Orchestre national d’Île-de-France, Orchestre Philharmonique de Radio France, Orchestre de l’Opéra national de Paris, etc.) et en régions (Orchestre de l’Opéra de Tours, Orchestre national d’Auvergne). Elle collabore à des projets de musique et théâtre avec le compositeur Marc-Olivier Dupin, ainsi qu’avec la compagnie Opéra Nomade qui adapte des opéras pour les enfants.
Pia Davila
Pia Davila est une chanteuse polyvalente. En plus du répertoire de concert et de la musique sacrée, elle s’engage en faveur de créations, de nouvelles formes de théâtre musical et de nouveaux concepts artistiques. Dans le domaine de l’opéra, elle chante principalement des opéras baroques ou des œuvres du répertoire contemporain, où elle a su s’imposer en quelques années dans des productions importantes. Elle s’est ainsi produite notamment aux Städtische Bühnen Osnabrück, au Staatstheater Braunschweig, au Theater Bremen, à la Staatsoper Hamburg, à la Deutsche Oper Berlin et à la Biennale de Munich. À l’été 2024, elle a été invitée au Festival de Salzbourg pour interpréter le rôle principal de Jasmin dans l’opéra Koma sous la direction de Bas Wiegers. En juin 2025 paraîtra un nouvel enregistrement de l’opéra Argenore de Wilhelmine de Bayreuth. Au printemps 2026, elle interprétera Zanaide de Haydn avec la Kammerakademie Potsdam. La musique de Karlheinz Stockhausen occupe une place importante dans le travail de Pia Davila. En 2019, elle a chanté pour la première fois Dienstag et Donnerstag aus Licht à la Nederlandse Opera Amsterdam, dans une mise en scène de Pierre Audi. En collaboration avec Maxime Pascal et Le Balcon à Paris, elle a interprété Donnerstag sous la direction scénique de Benjamin Lazar, Sonntag mis en scène par Ted Huffman et Montag par Silvia Costa, à la Philharmonie de Paris et à l’Opéra de Lille. Grâce à son intense activité de concert internationale, Pia Davila se produit dans toute l’Europe, que ce soit dans des églises majeures, des festivals de musique contemporaine, des festivals consacrés à Jean-Sébastien Bach ou de musique baroque. Vingt-six œuvres ont été composées spécialement pour elle. Parallèlement à son activité musicale, elle est engagée dans des projets sociaux ; ainsi, en 2019, dans le cadre de son travail auprès de réfugiés, elle a été invitée à la réception de Nouvel An du Président fédéral au château de Bellevue. La soprano allemande, née à Berlin, a étudié à Hambourg auprès du Prof. Jörn Dopfer à la Hochschule für Musik und Theater, où elle a obtenu en mars 2018 son Konzertexamen avec distinction.
Alphonse Cemin
Le chef d’orchestre et pianiste français Alphonse Cemin possède un vaste répertoire et une affinité particulière avec la musique vocale, de l’opéra à la mélodie en passant par les traditions populaires. Il est particulièrement reconnu pour son travail dans le répertoire bel canto et la musique contemporaine. Au cours de la saison 2024/25, il a dirigé Picture a Day Like This de George Benjamin à l’Opéra national du Rhin à Strasbourg, I Capuleti e i Montecchi pour l’English Touring Opera, ainsi que Le Marteau sans maître de Pierre Boulez lors d’une tournée européenne, avec notamment des concerts à l’Elbphilharmonie de Hambourg et aux BBC Proms. Parmi ses projets à venir figurent des collaborations avec l’Orchestre symphonique de Bilbao, une nouvelle production de Curlew River de Britten mise en scène par Silvia Costa, et Orphée et Eurydice dans une mise en scène de Lorraine de Sagazan aux opéras de Nantes et de Rennes. Ses engagements récents incluent I puritani avec l’Orchestre national d’Athènes, La Cenerentola au Théâtre des Champs-Élysées et à l’Opéra de Rouen, Iphigénie en Tauride à l’Opéra national de Lorraine, Les Indes galantes de Rameau et Bureau 470 de Tomás Bordalejo au Teatro Colón de Buenos Aires, ainsi que Into the Little Hill de George Benjamin au Théâtre de l’Athénée et à l’Opéra de Lille. Sa carrière de chef d’orchestre s’est développée à partir d’une longue expérience de chef de chant et d’assistant musical auprès de personnalités telles qu’Esa-Pekka Salonen, Kent Nagano, George Benjamin ou Marc Minkowski, qui l’a conduit à se produire notamment au Festival de Salzbourg, au Festival d’Aix-en-Provence, à l’Opéra d’État de Bavière et à l’Opéra-Comique. Aux côtés de cinq amis du CNSMDP, il a fondé Le Balcon. Il est également directeur musical des Lundis Musicaux au Théâtre de l’Athénée, où il a invité des artistes tels que Felicity Lott, Christoph Prégardien, Sandrine Piau, Michael Spyres, Laurent Naouri, Konstantin Krimmel, Julius Drake ou Malcolm Martineau.
Claire Luquiens
Claire Luquiens commence ses études musicales au conservatoire de Turin. Elle étudie ensuite au Conservatoire à rayonnement régional de Paris auprès de Vincent Lucas, au Conservatoire à rayonnement régional de Versailles auprès de Christel Rayneau et au Conservatoire national supérieur de Paris dans la classe de Sophie Cherrier et Vincent Lucas. Elle joue régulièrement avec l’Orchestre de l’Opéra de Paris, l’Orchestre de Paris, l’Ensemble intercontemporain et l’Orchestre National de Lille. Depuis 2009, Claire Luquiens est flûte solo de Le Balcon avec qui elle participe, entre autres, à la création du Marteau sans maître sonorisé, avec le soutien de Pierre Boulez. Récemment, elle crée Incantare de Justina Repečkaitė et interprète Flight pour flûte solo de George Benjamin au Théâtre de l’Athénée. Depuis 2013, elle joue également avec l’ensemble Almaviva. Dans le cycle Licht, elle a interprété, entre autres, le rôle du Chat noir Kathinka dans Samstag aus Licht (Kathinka’s Gesang als Luzifers-Requiem) en 2019, et Ave dans Montag aus Licht (Evas-Zauber), rôles pour lesquels elle se perfectionne auprès de Kathinka Pasveer.
Bianca Chillemi
Bianca Chillemi, pianiste éclectique, est cheffe d’orchestre, récitaliste et cheffe de chant, passionnée par la voix, le théâtre musical et le répertoire contemporain. Fondatrice de l’Ensemble Maja, dédié aux musiques des XXe et XXIe siècles pour voix et ensemble, elle explore avec instrumentistes et chanteurs ce répertoire d’une grande richesse. Elle a collaboré sur des productions d’opéras prestigieuses : Voyage à Reims (Rossini) à Royaumont, Iliade l’amour (Betsy Jolas) à la Cité de la Musique, Trois Contes (Gérard Pesson) à Lille et Rennes, et Like Flesh (Sivan Eldar) à Lille et Sonntag aus Licht (Stockhausen) à la Philharmonie de Paris avec Le Balcon. Elle a également participé à Jungle (J.-C. Feldhandler) à Limoges et Bordeaux. Récemment, elle a travaillé avec TM+ à Massy et joué Gougalon (Unsuk Chin) avec l’Ensemble intercontemporain. Lauréate 2024 du prix de l’Académie des Beaux-Arts décerné à Georges Aperghis, elle est reconnue pour son engagement dans la musique d’aujourd’hui. Avec l’Ensemble Maja, elle est lauréate en 2023 du 1er prix du Tremplin Jean-Claude Malgoire de l’Atelier Lyrique de Tourcoing, pour son spectacle Birds, théâtre musical réunissant György Ligeti et Peter Maxwell Davies.
Chae-Um Kim
Pianiste d’origine sud-coréenne, Chae-Um Kim est désormais une résidente parisienne passionnée par l’exploration et l’interprétation de la musique d’ensemble, contemporaine et d’opéras. Son parcours artistique l’a amenée à se produire dans de prestigieux festivals tels que la Biennale Boulez de la Philharmonie de Paris, le Festival Messiaen, le New Music Forum à Ljubljana, et le Festival de Saint-Paul-de-Vence, où elle a interprété des œuvres majeures du répertoire contemporain. Elle a eu le privilège de collaborer étroitement avec des compositeurs éminents tels que Philippe Manoury, George Benjamin, Tristan Murail, Bruno Mantovani et Nina Šenk. En 2020, elle remporte le Troisième Prix au 14e Concours International de Piano d’Orléans où elle captive l’attention d’Agata Zubel, la compositrice du Chamber Concerto qu’elle interprète à la finale du concours, accompagnée par l’Ensemble intercontemporain. Depuis lors, elle a régulièrement été invitée à se produire en duo avec la compositrice et soprano lyrique Agata Zubel dans divers lieux en Europe. Formée en Allemagne à la Hochschule für Musik Karlsruhe auprès de Kaya Han, en Italie à l’Académie internationale d’Imola avec Enrico Pace et Boris Petrushansky, ainsi qu’en France auprès de Michel Dalberto, Claire-Marie Le Guay et Jean-Frédéric Neuburger au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, Chae-Um Kim a obtenu un Master de piano, d’accompagnement, ainsi que le Diplôme d’Artiste Interprète – Répertoire contemporain et création. Actuellement, elle prépare sa thèse de doctorat au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris et à la Sorbonne Université, sous la direction de Jean-Marc Chouvel et Yan Maresz. Parallèlement, Chae-Um Kim partage son savoir-faire à travers des masterclasses et continue de se produire à travers l’Europe.
Sarah Kim
Australienne d’origine coréenne, Sarah Kim découvre la musique dès l’âge de cinq ans avec l’étude du piano et du violon. Plus tard, elle décide de se tourner vers l’orgue dont elle commence l’apprentissage à Sydney. Elle étudie au Conservatoire de Sydney, au Conservatoire national supérieur de Paris en cycle de perfectionnement, puis en master spécialisé en musique ancienne à la Schola Cantorum de Bâle. Lauréate des concours de Sydney, Newcastle et Paris, elle joue avec Le Balcon, l’Orchestre national de France et en soliste dans de nombreux festivals internationaux. Elle est organiste titulaire à l’Oratoire du Louvre à Paris. En octobre 2020, elle interprète Synthi-Fou dans Dienstag aus Licht de Stockhausen.
Alain Muller
Alain Muller est pianiste et chef de chant. Après ses études au Conservatoire national supérieur de Paris, il multiplie les collaborations avec les chanteurs aussi bien dans le domaine de la mélodie, de l’opéra que du chœur. Il est chef de chant sur des projets tels que l’opéra Avenida de los Incas de Fizsbein, Written on Skin de Benjamin ou Orphée et Eurydice de Gluck. En 2021, il est chef de chant pour la création de l’opéra Innocence de Saariaho au Festival d’Aix-en-Provence. Il participe également à Like flesh de Sivan Eldar et Cordelia Lynn créé à l’Opéra de Lille avec Le Balcon en janvier 2022. En 2025, il interprète l'un des trois claviers de l'Orchestre Moderne dans Montag aus Licht de Stockhausen, avec Bianca Chillemi et Sarah Kim.
Haga Ratovo
D’origine malgache, Haga Ratovo débute le piano à l’âge de dix ans au conservatoire de Poitiers dans la classe d’Alain Villard avant de poursuivre ses études au CNSMD de Paris avec Jean-François Heisser et Marie-Josèphe Jude, puis de les conclure avec Bjorn Lehmann à l’UdK de Berlin. Investi dans la création contemporaine (Michaël Levinas, Violeta Cruz, Othman Louati, Maël Bailly, Laurent Durupt…), il développe une étroite relation avec les ensembles Le Balcon et Links. Avec Links, il enregistre Music for 18 musicians de Steve Reich dont l’interprétation est saluée par la critique (Diapason d’Or en 2021). Il mène une carrière européenne et collabore avec des artistes tels que le performer et pianiste Alvise Sinivia, le metteur en scène Maxime Kurvers, le plasticien Mathieu Kleyebe Abonnenc, la réalisatrice Jela Hasler ou encore la danseuse et chorégraphe Kaori Ito. En collaboration avec la metteuse en scène Clara Chabalier, il fabrique son premier projet Notre Musique. Un récital de piano augmenté dont la création est prévue en automne 2026 et qui a pour point de départ la musique de Claude Debussy et sa relation à la colonisation. Il enseigne au Conservatoire à rayonnement régional de Créteil depuis 2018.
Akino Kamiya
Percussionniste diplômée de l’université préfectorale d’Aichi au Japon, Akino Kamiya étudie le marimba dans la classe d’Éric Sammut au conservatoire à rayonnement régional de Paris, puis la percussion dans la classe de Michel Cerutti au Conservatoire national supérieur de Paris, ainsi que la musique de chambre. Elle se produit au sein d’orchestres français et japonais, tels que l’Orchestre de Paris, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’Orchestre National de France, l’Orchestre de l’Opéra de Paris, l’Orchestre National de Lyon, l’Orchestre National de Lorraine ou encore le Nagoya Philharmonic. Elle participe également à de nombreux projets de création avec des ensembles de musique contemporaine tels que Le Balcon ou L’Itinéraire, et lors de festivals. Avec le duo L’Iris (percussions-piano), formé avec Yoko Kojiri, Akino Kamiya se produit en France et au Japon et obtient le Premier Prix au 13e Concours international de musique de chambre contemporaine de Cracovie. En 2021, elle joue la partie soliste de Inori de Stockhausen au Festival de Salzbourg avec Le Balcon. Elle joue de nombreuses parties du cycle Licht, notamment l’un des six sens magiques de Samstag aus Licht et le percussionniste qui apparaît tout au long de Montag aus Licht.
Mathieu Adam
Ayant découvert jeune le trombone, Mathieu Adam étudie à l’ENM de Colmar, remporte le Premier Prix du Concours d’Aulnoye-Aymeries (2001) et rentre au Conservatoire de Paris en 2003, dans la classe de Gilles Millière. Il y obtient le Diplôme de formation supérieure en 2007, ainsi que le Prix de Musique de chambre et un master en 2010. Membre du Balcon dès 2010, il participe à la majorité des projets de l’ensemble, outre ses concerts avec l’ensemble de cuivres CU2+. En 2019, il intègre l’Orchestre symphonique de la Garde républicaine.
Le Balcon
Nommé d’après une pièce de Jean Genet, Le Balcon est fondé en 2008 par un chef d’orchestre (Maxime Pascal), un ingénieur du son (Florent Derex), un pianiste et chef de chant (Alphonse Cemin) et trois compositeurs (Juan Pablo Carreño, Mathieu Costecalde, Pedro García Velásquez). Le Balcon se métamorphose au gré des projets, des concerts, aussi bien dans l’effectif et dans l’identité visuelle ou scénographique, que dans le rapport à la sonorisation ou à la musique électronique. Le Balcon présente depuis sa création des œuvres issues d’un répertoire balayant toutes les périodes de l’histoire de la musique, avec une prédilection pour les œuvres des XXe et XXIe siècles. Ariane à Naxos de Strauss, L’Opéra de quat’sous de Weill et Brecht, Le Balcon d’Eötvös, Saint François d’Assise de Messiaen et La Métamorphose de Levinas sont des œuvres emblématiques de son parcours. En 2018, Le Balcon démarre la production de Licht, les Sept jours de la semaine de Stockhausen. Chaque automne, l’un des sept opéras de ce grand cycle est révélé au public. En novembre, Le Balcon a présenté Montag aus Licht à la Philharmonie de Paris, dans le cadre du Festival d’Automne à Paris. Cette saison, Le Balcon interprétera le ciné-concert de la Planète sauvage, tiré de l’œuvre de René Laloux, sur la musique d’Alain Goraguer. Le Balcon est en résidence à Points communs, Nouvelle scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d'Oise. Le Balcon est soutenu par le ministère de la Culture, la Fondation d’entreprise Société Générale, la Ville de Paris et la Fondation Singer-Polignac.
Chœur de l’Orchestre de Paris
Créé en 1976 sous l’impulsion de Daniel Barenboim, le Choeur de l’Orchestre de Paris a successivement été dirigé par Arthur Oldam (1976-2002), Didier Bouture et Geoffroy Jourdain (2002-2010), et Lionel Sow (2011-2021). En 2022-2023, Marc Korovitch et Ingrid Roose ont repris conjointement la direction du chœur, Richard Wilberforce leur succédant en septembre 2023. En septembre 2024, à l’initiative de ce dernier, l’équipe se complète avec l’arrivée de Pierre-Louis de Laporte en tant que chef associé et de Gisèle Delgoulet en tant que cheffe assistante, qui l’accompagnent désormais dans la préparation des différentes formations du chœur d’adultes. Le Chœur est composé de chanteurs amateurs ayant un très bon niveau de chant. Principalement associé à l’Orchestre de Paris, il collabore régulièrement avec d’autres formations symphoniques, à Paris, en France ou à l’étranger.
Richard Wilberforce
Chef de chœurs, contre-ténor et compositeur d’origine britannique, Richard Wilberforce a été formé à l’Université de Cambridge et au Royal College of Music dont il est diplômé en direction de chœur et en chant lyrique. Il a dirigé le Hallé Youth Choir pendant cinq ans en collaboration avec le chef Sir Mark Elder. En 2018, il a été nommé chef du Cambridge University Symphony Chorus. Depuis 2017, après avoir été nommé professeur au Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris, il dirige le Jeune Chœur de Paris et l'Ensemble vocal de la Maîtrise de Paris. Richard Wilberforce a été pendant cinq ans directeur artistique du chœur professionnel English Voices. Il a aussi travaillé avec le London Philharmonic Choir, le BBC Symphony Chorus et est régulièrement invité par différents ensembles français : Accentus, Ensemble Pygmalion, le Chœur de Radio France, Les Métaboles et le Chœur de l'Opéra de Lyon. Il a préparé des chœurs pour Klaus Mäkelä, Esa-Pekka Salonen, Laurence Equilbey, Sir Simon Rattle et Kent Nagano. Richard Wilberforce prend ses fonctions de chef de chœur du Concert d'Astrée en 2023, aux côtés de Emmanuelle Haïm. Par ailleurs, il a travaillé avec des artistes tels que Natalie Dessay, Yaël Naim, Jeanne Added, Rufus Wainwright ou Oliver Beer et collabore régulièrement avec le cinéaste israélien Amos Gitaï. Sa carrière de contre-ténor a conduit Richard Wilberforce à chanter dans les plus belles maisons d’opéra en Europe, comme le Staatsoper unter den Linden à Berlin, le Tiroler Landestheater Innsbruck, le Théâtre du Capitole et le Grand Théâtre de Provence. Il s’est produit pendant 10 ans avec Sir John Eliot Gardiner et le Monteverdi Choir. Les compositions de Richard Wilberforce sont éditées chez Boosey & Hawkes.
Pierre-Louis de Laporte
Lauréat de plusieurs concours internationaux, Pierre-Louis de Laporte est un chef de chœur et chef d’orchestre français. Diplômé du Conservatoire de Lyon – CNSMDL, où il reçoit l’enseignement de Nicole Corti puis de Lionel Sow, son identité artistique se forge au contact de personnalités marquantes, telles que Raphaël Pichon, Grete Pedersen, Gary Graden… Désormais à la tête de plusieurs ensembles, il mène également une activité de chef invité, qui le conduit auprès de formations prestigieuses, parmi lesquelles le Chœur de Radio France et le Chœur de l’Opéra de Dijon. Il collabore également avec Spirito, Le Balcon (Philharmonie de Paris), et intervient, comme chef assistant, auprès de l'Orchestre national Avignon-Provence, de l’Orchestre Dijon Bourgogne… Son expérience se développe également à l’étranger, au contact d’ensembles tels que le NFM Chór de Wroclaw et les BBC Singers (comme chef assistant), ou encore le Ericson Chamber Choir (concours international Eric Ericson 2021, Suède) et le Slovenian Philharmonic Choir (concours international Fosco Corti 2022, Italie). À partir de la saison 2024-2025, il est nommé chef associé du Jeune Chœur de Paris, chef associé du Chœur de l’Orchestre de Paris et professeur de direction de chœur au CRR de Paris. Par ailleurs, il collaborera régulièrement avec le NFM Chór de Wroclaw (Pologne) et conservera ses responsabilités de direction musicale, notamment auprès de l’Ensemble vocal de la Maîtrise de Paris.
Jeune Chœur des Hauts-de-France
Le Jeune Chœur des Hauts-de-France a été créé en septembre 2019 et est en résidence à Bondues (Nord). Il est placé sous la direction de sa créatrice Pascale DIEVAL-WILS, secondée par Julie DEXTER, sa cheffe assistante. Composé d’environ 130 enfants et jeunes, âgés de 5 à 20 ans, parallèlement instrumentistes, chanteurs et/ou choristes, ce jeune ensemble est voué à pouvoir répondre à différents partenaires professionnels d’une part, tel l’Orchestre National de Lille, l’Opéra de Lille, l’Atelier Lyrique de Tourcoing… et à proposer ses propres concerts d’autre part. Les qualités principales défendues par ce chœur sont : précision, vocalité et rigueur, le tout avec un plaisir rayonnant et palpable lors de chacune de ses prestations. Allant de pièces a capella à des pièces accompagnées instrumentalement et symphoniquement, il s’attache à visiter, et travailler, les répertoires du chant choral sur plusieurs siècles et dans tous les styles européens et extra-européens. Mot de la cheffe Pascale DIEVAL-WILS à ses choristes : « Restez exigeants, dynamiques et pleins d’envies ! » Pascale Diéval-Wils Née à Roubaix, Pascale Diéval-Wils étudie le piano, le chant, l’écriture et la direction de chœur à Roubaix, Douai, Lille et Paris, puis se perfectionne auprès de Claire Marchand. Elle collabore au fil de sa formation avec Frieder Bernus, Olivier Schneebeli, Pierre Cao, Roland Hayrabédian, Paul Van Nevel, Tony Ramon, et dirige des chœurs engagés dans des productions aux côtés de Jean-Claude Malgoire, Hervé Niquet, Jean-Luc Tingaud, Jean-Claude Casadesus, Arie Van Beek, Nicolas Kruger, Franck Ollu, Guillaume Tourniaire, Alexandre Bloch et Maxime Pascal. Après plus de quinze ans à la tête de l’Atelier choral du CRR de Lille et de l’Ensemble vocal féminin, elle fonde et dirige dès 2005 le Chœur maîtrisien de Wasquehal, régulièrement sollicité par l’Opéra de Lille, l’Atelier lyrique de Tourcoing, l’Orchestre de Picardie et l’Orchestre national de Lille. Elle dirige également les Chœurs universitaires de Lille et la Côte d’Opale, ainsi que l’Ensemble vocal Quartz qu’elle crée et avec lequel elle tourne en France et à l’étranger. En 2019, elle fonde le Jeune Chœur des Hauts-de-France, qu’elle dirige depuis sa création. L’ensemble rassemble environ 130 jeunes instrumentistes et choristes et collabore avec l’Orchestre national de Lille, l’Opéra de Lille et l’Atelier lyrique de Tourcoing. Parallèlement, Pascale Diéval-Wils intervient comme cheffe invitée et anime de nombreuses formations professionnelles (DRAC, CEFEDEM, missions voix, CNFPT, Éducation nationale). Directrice du Conservatoire de Wasquehal pendant douze ans, elle y crée les classes à horaires aménagés voix et développe un important projet pédagogique autour de la pratique chorale. Cheffe de chœur engagée dans le projet Finoreille à l’Opéra de Lille, elle dirige trois ateliers d’enfants et participe à la conception artistique du programme. Elle collabore également avec des metteurs en scène tels que Jean-Luc Sivadier, Olivier Bénézech, Robert Carsen, Roméo Castellucci, Laurent Pelly et Silvia Costa. Portée par une énergie rayonnante, elle défend un art choral fondé sur l’exigence, l’expressivité corporelle et le plaisir partagé.
Maîtrise de Radio France
La Maîtrise de Radio France a été fondée en 1946 par Henry Barraud et Maurice David, avec la contribution de nombreux pédagogues et compositeurs tels que Pierre Capdevielle, Jean Planel, Robert Planel ou Roger Calmel, qui lui ont apporté leurs connaissances et leur savoir-faire. Elle représente l’une des premières expériences en France du système de « mi-temps pédagogique » comportant un enseignement général le matin et une formation musicale l’après-midi. Ce chœur d’enfants apprécié par Olivier Messiaen et Henri Dutilleux est associé aux orchestres de Radio France, et régulièrement sollicité par d’autres formations telles que le Philharmonia Orchestra de Londres, le Bayerische Staatsoper, le City of Birmingham Symphony Orchestra, le Boston Symphony Orchestra et le London Symphony Orchestra and Chorus. La Maîtrise est dirigée par des chefs d’orchestre comme Seiji Ozawa, Daniele Gatti, Myung-Whun Chung, Esa-Pekka Salonen, Semyon Bychkov, Mikko Franck, Gustavo Dudamel, Valery Guergiev, Andris Nelson, Simon Rattle. La Maîtrise a aussi sa propre saison de concerts avec pour mission de mettre en valeur le répertoire choral pour voix d’enfants et d’élaborer une politique de commande de partitions signées Iannis Xenakis, Manuel Rosenthal, Isabelle Aboulker, Alexandros Markéas, Edith Canat de Chizy, Esa-Pekka Salonen, Zad Moultaka, Philippe Hersant. En 2007, la Maîtrise de Radio France ouvre un deuxième site à Bondy en réseau d’éducation prioritaire, avec une formation destinée aux enfants résidant dans les quartiers nord de la ville. Aujourd’hui, près de 160 élèves, répartis sur les sites de Paris et de Bondy, suivent l’enseignement de la Maîtrise qui comporte un cursus intense de cours de chœur, chant, piano, formation musicale, harmonie et technique Alexander. Les élèves sont recrutés après des auditions nationales et bénéficient d’un enseignement totalement gratuit de l’école élémentaire jusqu’au baccalauréat. Depuis 2008, Sofi Jeannin assure la direction artistique et pédagogique.
Sofi Jeannin
Née à Stockholm, Sofi Jeannin commence ses études musicales en Suède, étudie au Conservatoire de Nice et à l’Académie royale de musique de Stockholm avant de se spécialiser en direction de chœur au Royal College of Music de Londres auprès de Paul Spicer. Elle est directrice musicale de la Maîtrise de Radio France depuis mars 2008. Responsable artistique et pédagogique de 150 élèves, elle crée de nombreuses partitions pour chœur à voix égales, et œuvre pour le déploiement des deux sites de la Maîtrise. Elle a été directrice musicale du Chœur de Radio France de 2015 à 2018. Avec le Chœur, elle a interprété notamment Carmina Burana de Carl Orff, la Petite messe solennelle de Rossini, les Chichester Psalms de Bernstein, Figure humaine de Poulenc et une grande diversité d’œuvres a cappella, ainsi qu’avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France. En 2016, elle a imaginé à Radio France un week-end entièrement consacré à l’art choral réunissant le Chœur, la Maîtrise et plusieurs chœurs invités. Sofi Jeannin est directrice musicale des BBC Singers depuis 2018 et a dirigé pour la première fois aux BBC Proms, au Royal Albert Hall, en août 2017. À la tête des BBC Singers, elle explore un répertoire contrasté allant de Byrd à Birtwistle, et crée régulièrement des nouvelles œuvres pour chœur a cappella, avec instruments ou électroniques, le plus récemment de Nico Muhly, Joanna Marsh et Shiva Feshareki. Depuis 2010, elle a dirigé à plusieurs reprises l’Orchestre Philharmonique de Radio France et l’Orchestre National de France. Elle est par ailleurs régulièrement sollicitée par des formations internationales telles que le Hallé Orchestra, le City of Birmingham Symphony Orchestra, le New Japan Philharmonic, le Singapore Symphony, le Royal Liverpool Philharmonic, le Seattle Symphony Orchestra, le BBC National Orchestra of Wales, l’Auckland Philharmonia, The Academy of Ancient Music, English Concert et Orchestra of the Age of Enlightenment. Elle est également cheffe invitée par des formations chorales telles que le RIAS Kammerchor, le Chœur de la Radio suédoise, le DR VokalEnsemblet, le Chamber Choir Ireland, le Coro Casa da Musica de Porto et le Nederlands Kamerkoor. Depuis mars 2024, elle est cheffe principale d’Ars Nova Copenhagen. Sofi Jeannin est engagée dans divers projets destinés à favoriser la pratique de la musique (partenariat avec l’Éducation nationale, El Sistema Grèce, voué au soutien de réfugiés par la musique, chœur et orchestre Kimbanguiste de Kinshasa). Elle donne régulièrement des stages et des masterclasses dans le monde entier. Elle a été nommée Chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres en 2009, Officier dans l’ordre des Palmes académiques en 2018, et Chevalier dans l’ordre national du Mérite en 2021. Elle a reçu le Grand Prix Antoine Livio 2023 de l’association Presse Musicale Internationale, récompensant le travail pédagogique accompli avec la Maîtrise de Radio France depuis 2008. Maîtrise de Paris La Maîtrise de Paris, fondée en 1980 à l’initiative de la Mairie de Paris et du Ministère de la Culture, est un département de la filière voix du Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris-Ida Rubinstein. Elle offre une formation musicale complète à une centaine d’enfants, scolarisés en double-cursus du CM1 à la Terminale, et répartis dans quatre chœurs : le Chœur d’Enfants, le Chœur, l'Ensemble de jeunes voix d'hommes et l’Ensemble Vocal. En fin de cursus, l'Ensemble Vocal de La Maîtrise de Paris propose à un effectif resserré d'environ seize choristes, de 16 à 17 ans, un travail pointu alliant art polyphonique et vocalité solistique, sur un répertoire à voix de femmes exigeant, s'étendant de la Renaissance jusqu'à la création contemporaine. Jalonnées de partenariats marquants (Le Balcon, Ensemble 2e2m...), ces dernières saisons ont donné l'occasion à l'Ensemble Vocal de la Maîtrise de Paris de se produire dans des lieux prestigieux tels que le Festival d'Auvers-sur-Oise (2026), le Musée du Louvre, ou encore la Philharmonie de Paris.
Trinity Boys Choir
Le Trinity Boys Choir est, depuis plus de cinquante ans, l’un des chœurs de garçons les plus actifs et reconnus au monde, dans un répertoire qui s’étend de la Renaissance à la création contemporaine. À l’opéra, il s’est produit sur des scènes prestigieuses telles que Glyndebourne, le Royal Opera House, l’English National Opera, la Monnaie de Bruxelles, le Teatro alla Scala de Milan, La Fenice de Venise, l’Opera di Roma, le Festival d’Aix-en-Provence, entre autres. Le chœur a participé à de nombreuses productions majeures, notamment Le Tour d’écrou et Le Songe d’une nuit d’été de Benjamin Britten, ainsi que La Flûte enchantée de Wolfgang Amadeus Mozart. Il prend régulièrement part aux BBC Proms et collabore avec les plus grands orchestres internationaux. Ses solistes sont réputés pour leurs apparitions en concert et à l’opéra, et sont fréquemment sollicités pour chanter sur des bandes originales de films. Le chœur apparaît également à la télévision et à la radio britanniques. Récemment, il a chanté avec Sam Smith et s’est illustré aux côtés de l’ensemble Le Balcon dans Montag aus Licht, œuvre majeure et ambitieuse de Karlheinz Stockhausen.
Nicholas Mulroy
Né à Liverpool, Nicholas Mulroy étudie les langues à Cambridge puis se forme à la Royal Academy of Music. Ténor reconnu, il se produit avec de nombreux ensembles internationaux et explore des approches variées de l’interprétation. Il est particulièrement salué pour ses Évangélistes de Bach, chantés par cœur, notamment dans la Saint-Matthieu, acclamée au BBC Proms, à l’Opéra de Sydney et dans les églises de Leipzig. Il collabore régulièrement avec les principaux ensembles baroques (Dunedin Consort, Gabrieli Consort, Monteverdi Choir, AAM, OAE, Le Concert d’Astrée, Les Musiciens du Louvre…), ainsi qu’avec de grands orchestres internationaux (RLPO, Concertgebouworkest, SPCO, Melbourne et Antwerp Symphonies, ACO…). Passionné de récital, il se produit au Wigmore Hall et dans de nombreux festivals, du répertoire de Purcell à Schubert, Britten ou Stephen Hough. Son duo avec le luthiste Toby Carr explo