Dienstag aus Licht

opéra

Concert le 24 octobre 2020 à la Philharmonie de Paris.

Karlheinz Stockhausen (1928-2007)
Dienstag aus Licht (1977-1991) [Mardi de Lumière]

opéra en un salut, deux actes et un adieu, pour dix-sept solistes, acteurs, chœur « orchestre européen », bande, chef d’orchestre et un sonorisateur

Dienstag aus Licht, jour de la guerre, est consacré à la relation conflictuelle qui oppose Michaël et Lucifer. Quatrième volet du cycle Licht (dans l’ordre d’écriture), nous avons choisi de le présenter en troisième, afin de montrer une interaction entre deux personnages qui viennent d’être présentés dans le Jeudi et le Samedi de Lumière.

Effectif : 14 solistes, ensemble de trompettes et trombones, acteurs, chœur, « orchestre européen » & électronique
Création Le Balcon : 24 octobre 2020, Philharmonie de Paris
Couleur : rouge géranium | Corps céleste : Mars | Qualités spirituelles : idéalisme et dévotion

Production Le Balcon
Coproduction Philharmonie de Paris Festival d’automne à Paris

Avec le soutien du Conservatoire National Supérieur de musique et de danse de Paris, de La Muse en Circuit – CNSM, de la Fondation Singer-Polignac
Avec le soutien de la Fondation Ernst von Siemens pour la musique et de l’Adami
Remerciements : La Vie Brève – Théâtre de l’Aquarium, Opéra ComiqueMiroirs Étendus

Télécharger la note de programme du spectacle :

Le Balcon
Le Jeune Choeur de Paris
Elèves du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP)

Maxime Pascal, Nieto, Damien Bigourdan direction artistique
Maxime Pascal, direction musicale
Nieto, création visuelle
Damien Bigourdandirection scénique

Elise Chauvinsoprano, (Ève, Gruss)
Léa Trommenschlagersoprano, (Ève, Pietà)
Damien Passbasse, (Lucifer / Général des troupes de Lucifer)
Hubert Mayer, ténor (Michaël / Général des troupes de Michaël)
Henri Delégertrompette et bugle, (Premier combattant de l’armée de Michaël / Michaël)
Mathieu Adamtrombone, (Premier combattant de l’armée de Lucifer)
Sarah Kimsynthétiseurs, (Synthi-Fou)

Myrtille Debièvre , scénographie
Florent Derexprojection sonore
Augustin Mullerréalisation informatique musicale
Etienne Démoulinassistant réalisation informatique musicale
Pascale Lavandiercostumes
Catherine Verheydelumières
Marguerite Lantzaccessoires
Jérôme Tuncerrégie vidéo
Agathe Ceminassistante à la mise en scène
Catherine Verheydelumières
Avec la collaboration des équipes techniques de la Philharmonie de Paris.

Dienstags-Gruss | Salut du Mardi

Surélevés, à droite et à gauche, derrière le public, deux ensembles, l’un en bleu, l’autre en noir brillant, représentent Lucifer et Michaël. Ils s’affrontent musicalement, en appelant pour le premier à la liberté sans dieu, pour le second à la liberté en dieu. Au centre de la scène, une soprano, Ève, apparaît à trois reprises, puis s’avance et les enjoint à une réconciliation.

Acte 1 : La Course de l’année

Lucifer invite Michaël à une « Course des années ». Accompagnés d’arbitres, quatre coureurs, incarnant millénaire, siècle, décennie et année, entrent. À quatre reprises, Lucifer arrête le temps par des « tentations » : des fleurs, un cuisinier aux plats exquis, un singe dans une voiture, et enfin, un blues et une « belle femme ». Et à quatre reprises, Michaël remet le temps en mouvement avec ses « incitations ». Après la remise des prix et une procession de sortie, Lucifer propose un combat bien plus dur à Michaël, qui lui répond : « Michaël n’a aucune peur, aucune angoisse. »

Acte II : Invasion – Explosion avec adieu

Entourée d’un précipice rocheux, la scène – et au- delà, la salle entière – se fait champ de bataille. Bombardiers, missiles et troupes d’artillerie s’affrontent, dans une alternance de sections intitulées « Défense aérienne » (Luftabwehr) et « Invasion » (Invasion). Après la deuxième « Invasion », un trompettiste, Michaël, « merveilleux fils de dieu », tombe à terre, gravement blessé, et semble se détacher de son corps (section « blessure », Verwundung). Une infirmière de la Croix-Rouge entre, le prend dans ses bras et entonne, avec lui, un émouvant duo (section « Pietà », Pietà) : « Dieu, votre souffle vous donne une nouvelle vie. » La bataille reprend et trois explosions retentissent (section « Explosion », Explosion), qui brisent un mur de cristal. Un nouveau monde, à la lumière blanche, apparaît avec, sur un tapis roulant, des engins de guerre miniatures, que tirent à eux des êtres de verre (section « Au-delà », Jenseits). Entouré de synthétiseurs et de haut-parleurs, un musicien mythique, portant des oreilles d’éléphant vertes, d’énormes lunettes de soleil et un long nez, entreprend un solo. Exubérant, et de plus en plus extatique, il gagne à son bonheur les belligérants, qui s’arrêtent et le regardent, fascinés. Si leur langage paraissait inconnu, et leurs gestes autant de hiéroglyphes, le son se transforme désormais en timbres de cristal, et les parois en miroirs réfléchissant à l’infini les êtres qui peuplent la salle. Synthi-Fou, resté seul, se débarrasse de ses attributs, tandis que l’électronique et la lumière s’atténuent (section « Synthi-Fou – Adieu », Synthi-Fou – Abschied).

Salut du Mardi
20mn

1 soprano solo
9 trompettes
9 trombones
2 synthétiseurs
1 chœur
1 chef d’orchestre avec 1 assistant

Acte 1 : La Course de l’année
57mn

1 ténor
1 basse
4 danseurs
1 acteur-chanteur
3 acteurs
1 petite fille
1 femme plantureuse
1 « orchestre européen » : 3 harmoniums, 3 flûtes, 3 saxophones sopranos, une guitare électrique, 1 clavecin, 3 percussionnistes
1 sonorisateur

Acte II | Invasion – Explosion avec Adieu
1h15

1 soprano
1 ténor
1 basse
3 trompettes solo (la 1ère joue du bugle solo)
3 trombones
2 synthétiseurs
2 percussionnistes
6 trompettes tutti
6 trombones tutti
1 chœur
1 chef d’orchestre (invisible)

L’intégralité de cet opéra est sonorisé et comporte des parties d’électronique musicale. Contrairement à d’autres opéras du cycle LICHT, le Salut et L’Adieu sont exécutés dans la salle de concerts

Création mondiale
28 mai 1993, Opéra de Leipzig, Allemagne.

Création Le Balcon
24 octobre 2020

Durée totale
2h30mn + 1 entracte