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Rodrigo Ferreira

contreténor

Né à São Paulo, Rodrigo Ferreira vit à Paris où il travaille auprès de Christiane Patard après s’être formé en 2007 au Département Supérieur pour Jeunes Chanteurs créé par Laurence Equilbey (CRR de Paris). Il chante sous la direction de Gustav Leonhardt, George Benjamin, Kazuchi Ono, Susanna Mälkki, Franck Ollu, dans des lieux tels que le Grand Théâtre de Bordeaux, la Folle Journée de Nantes, Salle Pleyel, l’ Opéra Comique, Cité de la Musique, Opéra Bastille, Grand Théâtre de Provence, Opéra de Lille, le Festival International d’Art Lyrique d’Aix-en-Provence, le Festival du Périgord Noir, Opéra de Lyon.
Il collabore étroitement avec le claveciniste Ronan Khalil fondateur de l’Ensemble Desmarest en résidence au Festival d’Ambronay 2012 où ils se produisent ensemble, ainsi qu’au festival Pavia Barocca et au Théâtre des Bouffes du Nord (Ode on the Death of Mr Henry Purcell de John Blow, Stabat Mater de Sances, Cessate, omai cessate et Stabat Mater de Vivaldi, Songs de Dowland et Purcell). On les retrouvera en récital à l’Opéra de Lille la prochaine saison.
Lauréat HSBC de l’académie internationale du festival d’Aix-en-Provence 2012, il participe à la création de Thanks to my Eyes d’ Oscar Bianchi et Joël Pommerat puis de Written on Skin de George Benjamin et Martin Crimp (m.s. Katie Mitchell). Il retournera au festival d’Aix pour Elena de Cavalli (dir. Leonardo Garcia-Alarcón).
Interprète assidu des répertoires contemporains, il crée au printemps 2012 le rôle-titre de l’opéra Re Orso de Marco Stroppa à l’Opéra Comique (dir. Susanna Mälkki, m.s. Richard Brunel, Ensemble Intercontemporain) repris au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles en 2015. Il créera l’opéra Neige de Catherine Kontz au Théâtre de la Ville de Luxembourg (dir. Gerry Cornelius). Avec l’ensemble Le Balcon, il prend part à plusieurs opéras et concerts : Le Marteau sans Maître de Pierre Boulez, De la Terreur des hommes d’ Arthur Lavandier, Avenida de los Incas 3518 de Fernando Fiszbein, Le Poème-Battu de Michaël Lévinas et Gherasim Luca. Il crée également Antii Puuhaara de Tapio Tuomela (dir. Roland Hayrabedian, Ensemble Musicatreize), Sin Nombres et Arder-Aprender d’Antonio Juan-Marcos (dir. Pierre Roullier/Jean-Philippe Wurtz) et avec le pianiste Alphonse Cemin donne en première audition française le cycle The Lover in Winter de Thomas Adès ainsi qu’un récital à l’Opéra de Lille (Lieder de Strauss, Les Mirages de Fauré et les Ru ckert Lieder de Mahler). Il aura « in extremis » rejoint le plateau de l’Opéra de Lyon pour incarner Albin lors de la création de Claude de Thierry Escaich et Robert Badinter (dir. Jérémie Rhorer, m.s. Olivier Py).
Dans le répertoire baroque, il incarne Ritornello dans L’Opera Seria de Florian Gassmann (dir. Raphaël Pichon, m.s. Benoît Benichou), Hail Bright Cecilia et The Fairy Queen de Purcell (Secrecy, Summer and Mopsa), Judas dans Matthäus-Passion de Schutz (dir. Michel Laplénie, Ensemble Sagittarius) et se produit fréquemment en concert dans les Stabat Mater de Pergolesi, Vivaldi et Sances ainsi que les Passions, Cantates, Messes et Magnificat de Bach. On le retrouvera la saison prochaine à l’Auditorium de Bordeaux avec Sagittarius (Cantates Allemandes) et en récital au Festival du Périgord Noir avec l’organiste Paul Goussot (Broschi, Händel, Porpora). En 2008 sur l’invitation de Pierre Bergé il chanta le Stabat Mater de Vivaldi lors des funérailles de Yves Saint Laurent à l’Église Saint Roch à Paris. En concert il chante l’alto solo dans The Lark (dir. Laurence Equilbey) et Chichester Psalms (dir. François Grenier) de Bernstein, Noces de Stravinsky (dir. Maxime Pascal) et avec l’orchestre symphonique l’Ensemble Parisien (dir. Alexis Roy): Farnace dans Mitridate de Mozart, Arsace dans Semiramide et Tancredi de Rossini.
En passionné des arts de la scène, Rodrigo donne depuis 2006 de nombreux spectacles avec la compagnie de théâtre-danse Le Théâtre Décomposé (Éric Durand) : Épouvantail(s), Soixante, Le Fil, My Friends Are Gonna Be There Too. La compagnie de danse contemporaine C’Interscribo (Tatiana Julien) : Ève sans feuille & la cinquième côte d’Adam, La Mort et l’Extase, et a pris part à la dernière création de Robyn Orlin : Babysitting, Tête de Cire, au Palais des Beaux-Arts à Lille.