Sonntag aus Licht

opéra

Karlheinz Stockhausen (1928-2007)
Sonntag aus Licht (1998-2003)

opéra en cinq scènes et un adieu, pour dix voix solistes, une voix d’enfant, quatre instruments solistes, deux chœurs, deux orchestres, électronique et projection du son

Sonntag aus Licht est l’ultime opéra du cycle. Composé jusqu’en 2003, il a été créé en 2011. Selon Stockhausen, le dimanche est le jour de l’union mystique de Michaël et Eva ; l’union donnant lieu à la naissance du lundi. Dans une perspective compositionnelle, notons que Sonntag présente l’écriture la plus épurée du cycle Licht. Parmi ses nombreuses idées, le compositeur a développé un concept déjà présent dans Helikopter-Streichquartett : le rêve d’une musique multispatiale, unitemporelle.

Effectif : 7 solistes, sextuor vocal, 1 enfant soliste, chœur, orchestre & électronique
Création Le Balcon : automne 2024
Couleur : or | Corps céleste : Soleil | Qualités spirituelles : volonté et force

Création mondiale
9 et 10 avril 2011, Opéra de Cologne

Création Le Balcon
Automne 2024

Durée : 4h38mn.

Scène 1 : Lichter-Wasser | Lumière-Eaux
Le public, placé dans un espace avec des allées en forme d’étoile est orienté vers le centre de la pièce. Vingt-neuf instrumentistes sont disposés par cinq le long des côtés et dans les diagonales ; la musique de Lichter-Wasser, construite comme un rituel, fait passer le son d’un instrument à l’autre afin de créer une circulation sonore semblable à la musique électronique spatialisée des opéras précédents (de Mittwochs-Gruss par exemple) mais cette fois-ci avec des instruments acoustiques. Un verre d’eau est ensuite présenté aux instrumentistes, qui quittent la scène en chantant. La scène se conclut sur un duo entre la soprano et le ténor.

Scène 2 : Engel-Prozessionen | Processions d’anges
Un chœur divisé en sept « chœurs d’anges » chante en se déplaçant autour du public, en exaltant l’amour de Dieu et célébrant l’union mystique de Michaël et Eva. On y trouve les anges de l’eau (représentant Montag), les anges de la terre (Dienstag), les anges de la vie (Mittwoch), les anges de la musique (Donnerstag), les anges de lumière (Freitag), les anges du paradis (Samstag) et les anges de joie (Sonntag), ces derniers étant constitués de quatre solistes, dont la soprano et le ténor de Lichter-Wasser. Les anges chantent respectivement en hindi, chinois, allemand, anglais, arabe, swahili et espagnol. Tandis que dans Lichter-Wasser, le mouvement du son est créé par des musiciens statiques ; dans Engel-Prozessionen, le mouvement du son provient aussi du déplacement des chanteurs dans l’espace.

Scène 3 : Licht-Bilder | Lumière-Images
Deux couples de solistes (ténor & trompette, flûte & cor de basset) jouent des variations de la superformule de Licht, créant de complexes effets de miroir. Le texte chanté rassemble de nombreuses adorations religieuses de différents cultes.

Scène 4 : Düfte-Zeichen | Parfums – Symboles
Sept encens, pour chaque jour de la semaine, sont brûlés et diffusés dans l’auditorium. Chaque senteur est également associée à une aire géographique, comme l’Irlande, l’Egypte ou le Mexique. De grandes bannières représentant les sept symboles des opéras de Licht sont déployées, pendant que leurs secrets symboliques sont révélés par six chanteurs. À la fin, un jeune garçon est emmené dans les airs par un cheval volant.

Scènes 5 et 6 : Hoch-Zeiten | Mariages
La dernière scène de Licht se déroule dans deux auditoriums simultanément, et célèbre l’union mystique d’Eva et Michaël en revenant sur de nombreuses scènes des opéras précédents. Dans le premier auditorium se trouve un orchestre divisé en cinq groupes ; dans le second se trouve un chœur divisé également en cinq groupes. Alors que l’orchestre et le chœur jouent leur partie simultanément, à sept reprises, la musique d’un des auditoriums est répercutée dans l’autre, à l’aide d’enceintes disposées dans la salle. La pièce célèbre des mariages en hindi, chinois, arabe, anglais et swahili. À l’entracte, les spectateurs changent d’auditorium et ré-entendent la pièce « de l’autre côté ».

Sonntags-Abschied | Adieu du dimanche
Sonntags-Abschied est une version pour cinq synthétiseurs de la partie chorale de Hoch-Zeiten. Elle est jouée dans le foyer du théâtre.

Salut et Scène 1 : Lumière – Eaux – 52mn
Soprano
Ténor
Orchestre avec synthétiseurs

Effectif de l’orchestre : 2 flûtes, hautbois, cor anglais, clarinette en mi bémol, clarinette, clarinette basse, 2 bassons, saxophone baryton, deux cors, deux trompettes, cor ténor, euphonium, deux trombones, tuba, 5 violons, 5 altos.

Scène 2 | Processions des anges – 41mn
Soprano
Alto
Ténor
Basse
Chœur a cappella
Sonorisateur

Scène 3 : Lumière-Images – 43mn
Cor de basset
Flûte
Ténor
Trompette avec modulation en anneau
Synthétiseur
Sonorisateur

Scène 4 : Parfums-Symboles – 58mn
Soprano (haute)
Soprano
Alto
Ténor (haut)
Baryton
Basse
Voix de jeune garçon
Synthétiseur
Projection sonore

Parfums déployés pendant la scène 
– Lundi : Cuchulainn
– Mardi : Kyphi
– Mercredi : Mastic
– Jeudi : Rosa Mystica
– Vendredi : Tate Yunanaka
– Samedi : Ud Wood
– Dimanche : Frankincense

Scène 5 : Mariages – 74mn
Orchestre avec chef d’orchestre et cinq assistants
Chœur (dont cinq membres qui battent la mesure)

L’orchestre est divisé en 5 groupes :
Groupe 1 : 3 flûtes, 3 violons
Groupe 2 : 3 hautbois, 3 trompettes
Groupe 3 : 3 clarinettes en si bémol, 3 altos
Groupe 4 : 3 cors en fa, 3 bassons
Groupe 5 : 3 trombones, 3 violoncelles

Le chœur est divisé en 5 groupes :
Groupe 1 : Sopranos 1 (3+3 ou 4)
Groupe 2 : Sopranos 2 (3+3 ou 4)
Groupe 3 : Altos (4+4)
Groupe 4 : Ténors (4+4)
Groupe 5 : Basses (4+4)

Des percussions se tiennent près des 5 groupes :
Groupe 1 : 1 crotale (ré)
Groupe 2 : 4 rin
Groupe 3 : 4 cloches plaques
Groupe 4 : 4 gongs
Groupe 5 : 4 plaques

Adieu du Dimanche – 35mn
5 synthétiseurs ou bande